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PARLER DES PROBLÈMES DE JEU

Parler à un ami ou à un membre de la famille

Si vous avez un ami ou un membre de votre famille aux prises avec un problème de jeu, il est tout naturel que vous désiriez l’aider. La personne n’est cependant peut-être pas prête à admettre qu’elle a un problème, ou désireuse de le faire, et ne veut peut-être pas en discuter. À cause de cela, il est important d’être bien préparé.

Avant d’approcher la personne, essayez d’en apprendre davantage sur la question du jeu problématique, comme ses signes avant-coureurs, ses impacts négatifs, et les options pour l’aide et le traitement. Si possible, parlez à quelqu’un de confiance du problème comme à un conseiller, un professeur, un médecin ou un parent; vous n’avez pas besoin de révéler qui est le joueur, mais vous devez parler du problème, recevoir du soutien et préparer un plan d’action.

Essayer de rassembler des évidences des impacts négatifs dûs au jeu de la personne, comme des comptes impayés, de l’absentéisme au travail, ou une baisse de performance à l’école, au cas ou la personne essaie de rationaliser ses actions ou de nier qu’elle a un problème. Si vous le pouvez, ayez en main l’information pour joindre des services locaux de counselling au cas ou la personne reconnaisse avoir un problème et désire de l’aide. Peu importe ce que vous faites, la chose la plus importante dont il faut se rappeler est que vous ne pouvez pas arrêter quelqu’un de jouer. La personne doit arrêter elle-même de jouer quand elle est prête à changer son comportement.

Voici quelques points de plus à considérer :

Informez-vous - Comme il a été dit plus haut, il est important de réunir le plus d’information possible sur le jeu problématique avant d’approcher la personne que vous croyez aux prises avec un problème. Vous pourriez aussi trouver quels services de counselling sont disponibles dans votre localité pour pouvoir présenter quelques options possibles à votre ami ou membre de la famille qui désire obtenir de l’aide. Si vous vous sentez à l’aise de le faire, vous pouvez même offrir à la personne de l’accompagner à sa rencontre de counselling – ce qui peut faciliter la chose et montrer la sincérité de votre intérêt.

Ne cachez pas le problème - Les amis ou membres de la famille de la personne aux prises avec un problème de jeu pensent souvent qu’ils peuvent aider à la situation en trouvant des excuses pour le comportement du joueur, en lui prêtant de l’argent ou en couvrant son comportement. En réalité, en agissant ainsi, la seule chose que l’on fait est de permettre au problème de continuer. Au lieu de le cacher, les amis et membres de la famille doivent reconnaître le problème en l’identifiant et en le nommant clairement. Bien que cela semble plus difficile que de céder aux mensonges et aux demandes de la personne, à long terme elle n’aura d’autre choix que d’affrontrer directement le problème. Les amis et la famille peuvent laisser savoir à la personne qu’elle peut compter sur eux pour la soutenir dans ses démarches pour trouver de l’aide professionnelle, mais ils devraient la laisser assumer elle-même la responsabilité et les conséquences négatives du problème de jeu.

Choisissez le bon moment pour parler - Si la personne qui a un problème de jeu exprime du remords à propos de ses habitudes de jeu ou si elle vient de passer par un épisode de jeu excessif, elle peut être plus ouverte à parler de la question. Si c’est le cas et que vous êtes prêt à lui en parler, essayer de le faire d’une façon compréhensive et amicale – se facher ou condamner ne pourrait qu’envenimer la situation. Si la personne essaie de rationaliser ses gestes, soyez prêt à souligner des évidences (les comptes en souffrance, l’absentéisme au travail ou à l’école, etc.) ou à clore la discussion. Veillez à garder l’attention sur le comportement de la personne plutôt que sur la personne même.

Parlez des impacts - Faites connaître à la personne qui a un problème de jeu comment son comportement affecte les autres, dont vous-même, mais ne l’attaquez pas. Si elle admet avoir un problème et est prête à chercher de l’aide, donnez-lui le numéro de la ligne d’aide pour le jeu problématique ou celui d’une agence locale de counselling. Si la personne est craintive d’y aller seule, pensez à offrir de l’accompagner et soyez prêt à le faire.

Exprimez vos sentiments du point de vue du « je » - En discutant avec un ami ou un membre de la famille de son problème de jeu, essayez d’exprimer vos sentiments du point de vue du « je » (p. ex. : quand tu fais ceci, je ressens...), ce qui mettra moins le joueur sur la défensive et réduira le risque de dispute. S’il y a un risque de comportement violent ou abusif, usez de prudence pour assurer la sécurité et le bien-être de toutes les personnes concernées.

Négociez et établissez des limites fermes - En parlant à un membre de la famille de son problème de jeu, essayez de vous entendre sur vos attentes concernant les futurs comportements face au jeu (l’abstinence complète est habituellement recommandée), sur la gestion des finances familiales, et sur d’autres responsabliltés domestiques en établissant des limites raisonables mais fermes.

Soyez un soutien - Essayez de soutenir la personne qui a problème de jeu pour qu’elle change pour le mieux. Reconnaissez chaque pas positif qu’elle prend en travaillant à son problème, et félicitez-la quand elle atteint ses objectifs. Dites à la personne comment son rétablissement est progressif, demandez comment vous pouvez aider, et rappelez-vous que de changer un comportement problématique, quel qu’il soit, est un processus difficile.

Prenez soin de vous-même - Trouver un endroit sûr pour discuter de vos propres sentiments et émotions peut vous aider à faire face au problème de jeu de votre ami ou du membre de votre famille. Même si la personne choisit de ne pas chercher d’aide pour elle-même, le soutien que vous pouvez trouver peut quand même vous rendre la vie plus facile. Voici quelques options.

N’oubliez pas qu’il faut du temps pour changer - Il faut de grands efforts et de la volonté pour changer son comportement. Il faudra peut-être plusieurs tentatives avant que la personne réussisse à changer de comportement. Une rechute, c’est quand quelqu’un revient à ses anciens comportements, comme le jeu problématique. Elle peut survenir quand la personne a de la difficulté à gérer le stress. Il est important de savoir reconnaître les déclencheurs de stress et d’apprendre des stratégies pour les gérer. Cela peut vouloir dire éviter les établissements de jeu et les connaissances qui s’y adonnent. Il est possible de revenir dans le droit chemin, sachant qu’il ne suffit que d’un jour à la fois pour que le changement soit couronné de succès.

De l’information sur les centres de traitement, les legnes d’aide et les Gamblers Anonymes en Ontario.